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 Samedi 27 Novembre
 
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uzbekistan Ouzbékistan :
l'histoire de l'Ouzbékistan, Islam,architecture

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Historique de l'Ouzbékistan

En 5 000 av. J.-C., l'oasis de Boukhara était une zone de marécages du fleuve Zeravchan, ancien affluent de l'Amou Daria. Mais avec la désertification de la région, le fleuve n'a plus eu la capacité de rejoindre l'Amou Daria, aussi s'est mis en place un delta intérieur qui fut aménagé par les premiers habitants de la région. Actuellement, les eaux sont amenées par canaux depuis l'Amou Daria grâce à des pompes et non par gravité.

Boukhara fut un centre religieux des Zoroastriens et est mentionnée dans l'Avesta, leur livre sacré. Le nom de Boukhara serait une déformation du mot "vihara" qui signifie "monastère" en sanscrit. Au cours des siècles, la ville eut plusieurs noms : Numiykat, Madina-ut-Tudjar, Fahira ou Tribactra. Elle aurait été fondée au XIIIe siècle avant notre ère durant la domination des Suyavouchids. Boukhara par Alexandre le Grand en 328 av. J.-C. lors de son expansion vers l'Est.

En 892, l'émir Ismail Samani fonde un nouvel Etat, le premier Etat musulman indépendant de la région et fait de Boukhara sa capitale. Il règne sur l'Ouzbékistan actuel, mais aussi sur le Tadjikistan, une partie de l'Afghanistan et de l'Iran.


Mausolée samanide
La dynastie des Samanides développe la ville et le commerce. La population de la ville dépasse les 300000 habitants. De nombreuses constructions sont édifiées, des mosquées et des mausolées, dont celui de la dynastie des Samani qui se trouve aujourd'hui dans le parc Samani, ce qui lui vaut le surnom de " perle de l'Islam ". Boukhara devient l'un des centres spirituels et intellectuels du "Maverannah", en même temps que le foyer de cultures arabe et perse. Avicenne, né en 980 à une centaine de kilomètres de Boukhara, Roudaki, AI-Berouni, les plus grands érudits du monde musulman étudient et enseignent à Boukhara qui s'enorgueillit de 250 madrasas. Les étudiants arrivent d'Arabie, d'Irak et même d'Espagne, pour apprendre dans l'une des plus grandes bibliothèques du monde musulman.

Mais les Samanides ne restent que peu de temps au pouvoir car ils sont renversés par un de leurs vassaux originaire d'une famille turque d'Afghanistan, Mahmoud de Ghaznî, à la fin du Xe siècle. Toutefois, la ville conserve son importance religieuse. C'est à cette époque que sont construits le minaret Kalon, la mosquée Magok-i-Attari, la mosquée Namazgokh et le mazar Tchachma Ayoub. Au milieu du XIe siècle, son empire subit une nouvelle invasion, celle des Turks Seldjoukides, venus de l'est de la mer d'Aral, qui vont poursuivre vers le Proche-Orient. A partir de 1220, une nouvelle vague déferle sur le pays : l'invasion mongole de Gengis Khan. Il livre la ville au pillage. Une grosse partie de la population de Boukhara est épargnée et emmenée de force avec le conquérant nomade. Déguisés en guerriers mongols, les Boukhariotes permirent, lors de la prise de Samarkand, de donner l'illusion d'une armée bien plus nombreuse et puissante qu'elle ne l'était en réalité, et facilitèrent la conquête de la ville. Quoi qu'il en soit, il ne restait de Boukhara, après le passage de Gengis Khan, que le mausolée Samani, qui ne dut son salut qu'aux mètres de poussière et de sable qui le recouvraient déjà, et le minaret Kalon. Boukhara était une étape sur la "Route de la Soie" et les caravanes traversant le Kyzyi Koum pouvaient voir la flamme qui brûlait en permanence tout en haut du minaret Kalon, le phare du désert.

Le père de Marco Polo, Niccolo, et son oncle, Matteo, se sont rendus à Boukhara par la route traditionnelle de la soie vers 1260.
En 1370, les troupes de Tamerlan s'emparent de la ville après un siège de 12 jours. Boukhara n'est alors plus que ruines. La capitale est déplacée sur Samarkand, laissant à Boukhara son rôle religieux. L'islam, qui dans un premier temps fut banni par l'invasion mongole, resurgit grâce aux confréries soufies, dont celle de Baha AI-Din Naqchband, mort en 1389, était la plus influente. Boukhara s'affirma comme ville sainte du temps de Shah Rukh ou Shah Roukh (1377-1447), plus jeune des quatre fils de Tamerlan et successeur de Tamerlan, qui régna 38 ans depuis sa capitale d'Hérat (1409-1447). Son fils Ulugh Beg fit bâtir une médersa à Boukhara, ouverte en 1417.



Madrasa Koubeldash

Boukhara ne connaîtra un nouvel âge d'or qu'au XVIe siècle, sous les Chaybanides, une nouvelle dynastie née de la fusion de tribus ouzbeks. En 1500, Mohamed Chaybani Khan s'empare de Boukhara, et Abdullah Khan, son successeur et fédérateur des tribus ouzbeks, en fait la capitale de son nouvel Etat. Le khanat de Boukhara durera jusqu'à l'invasion russe à la fin du XIXe siècle. Convertis à l'islam au début du XIVe siècle, les ouzbèks reprennent les travaux d'embellissement à Boukhara (et à Samarcande) : bâtiments religieux comme les madrasas Koukeldash, Modari Kahn et Abdullah Khan, ou la mosquée Baliand, mais aussi toute une infrastructure commerciale, des tak, ces carrefours à coupoles, des tims (marchés couverts), des caravansérails, des sardoba et des ponts. Les frontières du khanat s'élargissent notablement. Les Chaybanides règnent sur le Khorezm, le Khorassan, le Ferghana, Tachkent et Balkh.

Mais des événements qui se déroulent à des milliers de kilomètres vont bouleverser le destin de l'Asie centrale et de Boukhara : le Portugais Bartolomeu Dias double le Cap de Bonne-Espérance, en 1488, et ouvre la voie maritime de l'Inde et des trésors de l'Asie. Sur sa trace, Vasco de Gama, contourne l'Afrique en 1497 et atteint l'Inde en 1498.
L'abandon progressif de la route de la soie asiatique au profit des transports maritimes et l'instabilité politique entraînent le déclin de la région : l'empire de Boukhara se disloque en 1599. Il se divise en 3 khanats : celui de Khiva, celui de Boukhara (qui englobe Samarcande) et celui de Kokand.
Au XVIIe siècle, le khanat de Boukhara passe aux mains de la dynastie des Djanides. C'est une période troublée durant laquelle seuls les brefs règnes d'Abul Aziz Khan et d'imam Kuli Khan apportent une certaine prospérité. En 1740, le roi de Perse, Nadir Shah, s'empare du khanat de Boukhara et choisit Rakhim Khan comme gouverneur. C'est ainsi que la dynastie des Mangyt vient au pouvoir qu'elle garde jusqu'en 1920. Leur règne fut marqué par des conflits incessants avec les khanats voisins et la gloire de Boukhara en est un peu ternie.
Boukhara reste une ville universitaire où se pressent des étudiants de toute l'Asie et la Russie : 30.000 étudiants à la fin du XVIIIe siècle !
Le XIXe siècle est marqué par le " grand jeu " stratégique opposant Britanniques et Russes. Boukhara reçoit la visite de plusieurs envoyés de Sa Majesté. Parfois déguisés en commerçants ou en religieux, ils pénètrent dans la ville interdite afin d'en rapporter le maximum d'informations, d'autres venaient en mission officielle et tentaient de sensibiliser le khan à la puissance britannique. Les visites des Anglais William Morcroft et Alexandre Burnes sont un succès, mais celle de Charles Stoddart et Arthur Conolly se termine par une décapitation sur la place du Registan. Quand l'armée du général russe Kaufman réussit à prendre le contrôle de la région et des canaux d'irrigation en 1868, le khanat doit finalement reconnaître la souveraineté du tsar. Une importante partie de son territoire, dont Samarkand, lui est retirée et incluse dans le Turkestan russe.

Mais le tsar russe a des ambitions en Asie centrale qui sonnent le glas du rayonnement de Boukhara : la ville est prise en 1868 et le médersas sont progressivement vidées. En 1920, les communistes prennent le pouvoir dans l'empire soviétique. La ville est prise par le général Frounzé, en 1920. Le khan s'enfuit et se réfugia à Hissar près de Douchambé, puis en Afghanistan.

Les bolcheviks bannissent les religions, ferment les médersas, brûlent les livres sacrés. Boukhara dépérit doucement, perdant la moitié de sa population et voyant s'écrouler la plupart de ses monuments faute d'entretien.
Après la Seconde Guerre mondiale, la région est assainie et les maladies endémiques disparaissent. L'économie devient une priorité : le canal Amou-Boukharski détourne les eaux de l'Amou Daria au profit de la ville oasis. La culture intensive du coton se développe comme partout dans le pays et la ville est dotée d'une raffinerie, aujourd'hui la première du pays.

 

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